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Un espace politique pour exprimer un avis, une pensée un opinion... ou tout simplement un avis sur l'actualité. Cet espace se veut de Gauche, libre et solidaire.

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Spécial Grèce : Un Peuple vendu aux enchères

 

JL Mélenchon à Propos de la faillite déjà prononcée de la Gréce

 

Blog JL Mélenchon  | Samedi 16 Juillet 2011

Chaque jour, l’Union européenne marche au bord du gouffre qu’elle a elle-même creusé en Grèce. La dette grecque, pourtant dérisoire, devient un risque systémique majeur de la planète financière. Non seulement en Europe mais dans le monde. Absurde ! Cinq mille milliards sans conditions ni garanties avaient été mobilisés en quelques heures pour sortir le système bancaire de son ornière. Trichet en personne avait été convoqué à la table des chefs d'état et avait approuvé. Au bout d’un an, des préteurs chiches et cupides sucent le sang du peuple grec à petites lampées. Chacun fait comme si on n'y pouvait rien. L'Europe tourne en rond au bord du gouffre. Tout cela parce qu'elle continue de s'interdire le rachat massif de la dette grecque par la Banque centrale européenne. La solution qui réglerait tout d'un coup.  Au lieu de ça, les dirigeants de l'UE continuent leur dialogue de sourd sur les conditions d'un nouveau plan de sauvetage. La France avance l'idée que les banques et compagnies d'assurance créancières pourraient reprêter volontairement à la Grèce à mesure où celle-ci les rembourse. Pas bête. Mais cela reste un cercle vicieux. Il ne ferait que maintenir la dépendance de la Grèce face aux charognards qui la tiennent à la gorge. Car cette contribution des banques doit être volontaire et non "imposée". Il s'agit ainsi de préserver à tout prix la liberté du marché comme un principe intangible. Car toute contrainte sur ces banques étant considérée comme la preuve d'un défaut de paiement des grecs. Puisque rien ne doit leur être imposé, les grandes banques sont désormais invitées à la table des négociations avec les ministres des finances et les banquiers centraux. Ce fut le cas mercredi à Paris et jeudi à Rome. La honte. Sans aboutir. Les banques y exercent en effet un chantage intolérable contre les Etats par l'intermédiaire des agences de notation.


Cette semaine les deux grandes agences américaines
s'en sont données à cœur joie. Lundi Standard and Poors a prévenu que toute contrainte sur les créanciers de la Grèce serait considérée comme un défaut de paiement du pays. Les banques peuvent donc continuer à rançonner les Grecs en toute impunité grâce à la menace que les agences font peser sur les Etats. Mardi ce fut au tour de l'agence Moody's de dégrader de plusieurs crans la note du Portugal alors qu'aucun élément matériel n'était venu modifier la situation de ce pays. La conséquence logique de ces menaces a été l'envolée des taux de la plupart des dettes publiques européennes. Pour le plus grand bonheur des investisseurs et des banques. Car on notera qu'ils  qui continuent de se gorger de ces titres tout en criant à leur insolvabilité! La Grèce et le Portugal bien sûr ont encore vu leurs taux grimper. Mais désormais ce sont aussi les taux de l'Italie et de la Belgique qui s'envolent. Les taux de la dette italienne à 10 ans ont dépassé les 5,3 % là où la France emprunte encore à moins de 4 %. En suscitant ces hausses de taux les agences auto-réalisent leurs prévisions alarmistes. Et bien sur elles prennet à la gorge les gouvernements. Toutes sont persuadées que ceux-ci ne résisteront pas et feront le sale boulot de tondre le pays. Leur bétise et leur aveuglement est un fait fascinant de l'histoire du drame en cours. Cette chaine va craquer, c'est une certitude.

En France, plutôt que de tenir tête aux banquiers, la droite joue les porte-voix des agences de notation. Dans la foulée d'Alain Minc qui a commencé le tir ce week-end, les dirigeants de droite relaient ainsi cyniquement le chantage des marchés à l'intérieur du pays. Pour interdire tout débat au nom de "la seule politique possible". Le ministre des relations avec le Parlement Patrick Ollier a exposé cyniquement cette stratégie : "Nous allons continuer à pilonner la gauche sous l'angle du danger de la baisse de la notation de la France". Le pauvre ! Comme si le danger n'était pas déjà là avec Sarkozy.
Pendant ce temps, la Grèce est abjectement traitée comme un pays occupé par une armée prédatrice qui la dépèce vive. La Grèce n’est plus rien, comme nation souveraine, et juste un garde manger pour le système bancaire européen.

 

(*) Visitez le nouveau Blog Européen de JL Mélenchon (Le lien)

 

Front de Gauche Vs PS : Deux visions face à la crise Grec

Mediapart  | Dimanche 03 Juillet 2011
Dans le cadre de notre page spéciale grec, nous avons sélectionné pour vous cette semaine un débat politique organisé par Mediapart entre un social démocrate (PS) et un des cofondateur du front de gauche (PCF).

Voici un face-à-face entre Michel Sapin, secrétaire national à l'économie du PS et proche de François Hollande, et Pierre Laurent..(voir)

Brocante : Après la Grèce, le Peuple Grec est à Vendre  

 

AvisLibre  | Vendredi 17 Juin 2011

La Grèce … Ma Pauvre Grèce…

Indigné, révolté par ce qui se passe en Grèce, j’ai voulu consacré une page spéciale dans AvisLibre dédié au peuple Grec.  Ce peuple mis à sec par toute l’Europe, France et Allemagne en tête. Oui, en lui refusant l’aide...(lire)

 

Notation Financière

 

AvisLibre  | Vendredi 17 Juin 2011

De quoi s'agit-il? (lire)

 


Dette grecque : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent une «solution rapide»

Mediapart | Vendredi 17 Juin 2011
Réunis ce vendredi 17 juin à Berlin pour tenter de consentir à un compromis sur la dette grecque, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont indiqué vouloir trouver «une solution rapide» à la crise : «Plus vite nous aurons une solution, mieux ce sera», a déclaré la chancelière allemande à l'issue d'un entretien avec le président français. Tous deux ont cependant refusé de donner une date précise.

 

Nicolas Sarkozy a indiqué que les termes du futur accord pour soutenir la Grèce devaient se faire «en plein accord» avec la Banque centrale européenne (BCE), déclinant quatre principes : une base volontaire pour la participation des créditeurs privés, pas d'événement de crédit ou de défaut, l'accord avec la BCE et un dénouement rapide.

Alors qu'Athènes traverse une crise financière et économique sans précédent, ses principaux partenaires restent divisés sur les conditions qu'ils entendent poser à leur soutien. Les ministres européens des finances, réunis en urgence mardi 14 juin, ont échoué à trouver un compromis sur la façon d'impliquer les créanciers privés dans l'aide à la Grèce. La France et la BCE insistent depuis plusieurs semaines sur le caractère volontaire de la participation des créanciers privés (banques, assureurs et fonds d'investissements) pour ne pas affoler les marchés. La position de Berlin sur le sujet était encore incertaine jusqu'à ce vendredi où Angela Merkel a déclaré : «Nous voulons que le secteur privé participe sur une base volontaire. Je veux insister là-dessus, il n'y a aucune base légale pour une participation obligatoire.»

Attendu depuis mercredi soir, le remaniement du gouvernement grec a été officialisé ce vendredi matin. Le nouvel homme fort n'est pas premier ministre, mais ancien ministre de la défense. Evangelos Venizelos prend en effet le poste de ministre des finances et de vice-premier ministre en remplacement de Georges Papaconstantinou, l'architecte de la cure d'austérité grecque qui cristallise toutes les critiques de la gauche. Ce dernier est envoyé au ministère de l'environnement où il remplace Tina Birbili.

En écartant son ministre des finances, maintenu depuis l'arrivée des socialistes au pouvoir en 2009, le premier ministre Georges Papandréou tente d'apaiser l'opinion et une partie du Pasok mobilisées contre son nouveau plan de rigueur. Il place aussi à un poste clé mais exposé son rival, candidat malheureux à la direction du Pasok en 2007.

Stavros Lambrinidis, qui a été le chef du groupe parlementaire socialiste grec au Parlement européen, a été nommé ministre des affaires étrangères, poste jusqu'alors occupé par Dimitris Droustas qui quitte le gouvernement. Il est considéré comme un proche de M. Papandréou, tout comme Panos Beglitis, jusqu'ici secrétaire d'État à la défense, qui devient ministre de la défense

 


A l’école de l’égoïsme européen

Courrier international | Jeudi 16 Juin 2011
Le 13 juin, la décision de l’agence de notation Standard & Poor’s de dégrader la note de la Grèce est arrivée à un mauvais moment. Voilà donc un pays de la zone euro qui se retrouve avec le CCC infamant, une note réservée à ceux qui présentent un risque élevé de défaut de paiement… Ce mardi 14 juin, les Européens doivent décider comment aider Athènes sans restructurer la dette grecque. Car alors, comme le dit Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, il faudrait se coltiner “le financement de l’économie grecque”.
Il y a évidemment beaucoup d’hypocrisie dans toute cette histoire, et beaucoup d’égoïsme. Les hommes politiques grecs ont faussé les chiffres, la population en a profité et a chanté tout un été, et même plusieurs. Il leur faut danser maintenant sur l’air du FMI, ce qui est beaucoup moins agréable. Les banques allemandes et françaises ont été trop heureuses de prêter à Athènes des sommes astronomiques avec des taux d’intérêt quasi usuraires : il faut qu’elles prennent leur part du fardeau, comme ces banques américaines qui ont vendu du crédit hypothécaire de façon irraisonnée. On dit également qu’une restructuration de la dette signifierait aussi de sérieux ennuis pour les principaux établissements bancaires grecs, mais n’est-ce pas normal ? Aux Etats-Unis, quand les banques d’un Etat ont perdu la tête, elles doivent rendre des comptes, disparaître ou être avalées…
On peut même se demander si l’Union européenne, ces dernières années, n’est pas devenue une école de l’égoïsme. On promet beaucoup aux nouveaux arrivants, mais on leur donne l’addition finale bien après. Les vieux pays continuent de tirer les ficelles. La France veut avant tout garder ses avantages en matière de PAC et ne veut pas réorienter le budget communautaire sur des secteurs plus porteurs que l’agriculture. L’Allemagne veut bien de l’Union comme vaste marché intérieur, mais ne souhaite pas le moins du monde être réellement solidaire de ces pays méditerranéens qui ne savent pas gérer leurs finances publiques. Quant au Royaume-Uni, il est finalement le plus clair, car il a toujours refusé l’euro et tout ce qui pourrait ressembler à un gouvernement économique ou social.
Et les Belges ? Eh bien, il n’est pas interdit de penser que l’attitude des Flamands, qui ne veulent plus rien partager avec les Wallons, même pas la sécurité sociale, relève en fait de cet égoïsme européen largement répandu.


grece_15juin

 

Parti de Gauche | Mercredi 15 Juin 2011 
Ce mercredi 15 Juin, alors que le Parlement débat de la mise en place d'une nouvelle cure d'austérité
, des dizaines de milliers de grecques et de grecs s'étaient donné rendez-vous pour une douzième grève générale.

 

 

 

Il y six jours, Giorgos Papandréou donnait son feu vert à l’adoption de mesures de rigueur supplémentaires du FMI et de l’UE. Celles-ci comportent, entre autres, une nouvelle hausse de la TVA de 13% à 23% et la présence obligatoire de garde chiourmes de la Commission européenne et du FMI dans les Ministères grecs. Un nouveau plan d'austérité pour rien. Les grecs ne peuvent pas payer. En un an, le déficit public de la Grèce s'est creusé de 12,9%, faisant la preuve de l'inefficacité des "plans de sauvetage" de l'UE et du FMI.

Hier, avant la réunion informelle des ministres de l'économie et des finances de la zone euro sur la restructuration, le rééchelonnement de la dette grecque n'a aboutit à rien. Il faut dire que peu avant le début de la réunion, l'une des trois principales agences de notation, Standard and Poor's, dégradait la note de la Grèce à "CCC", faisant de la Grèce le pays le plus mal noté du monde, et indiquait quelle considérerait tout rééchelonnement ou restructuration de la dette "de facto comme un défaut". CQFD, Standard and Poor's abaissera encore sa note sur la Grèce !

Les grec-que-s ont réagi comme il se doit. Ce mercredi matin, ils étaient plus de 80 000 place Syntagma, devant le Parlement. Indignés du 25 Mai, syndicats, politiques, ils étaient tous là pour protester contre ces saignées sociales imméritées. Leurs principaux mots d'ordre étaient les suivants : "Remballez votre plan et dégagez avec !", "Je ne paierai pas, je ne vous dois rien, je résiste !", "Votre dette n'est pas la nôtre !".

La manifestation a aussi été l'occasion d'engranger un grand nombre de signatures pour obtenir la mise sur pied d'une commission de contrôle économique indépendante. La pétition circule depuis plusieurs jours. Elle a déjà été signée par plus de 100 000 personnes. Il en faut 500 000 pour que le gouvernement soit obligé de d'exécuter la requête citoyenne. "On veut vérifier ce qu'ils ont fait avec l'argent de cette dette, à qui il est allé, et montrer qu'il est parfaitement illégitime de nous la faire payer" explique entre deux lacrymogènes notre camarade Aliki, militante de Synaspismos, jointe par téléphone pendant la manifestation.

Cet après-midi, laissant l'idée d'un référendum loin derrière lui, Giorgos Papandréou appelait à des négociations pour former un nouveau gouvernement d'union nationale. Le leader du Parti conservateur "Nouvelle Démocratie" (la deuxième force électorale du pays) a indiqué qu'il ne négocierait qu'à deux conditions: la démission de Papandréou et la renégociation du plan d'austérité. Synaspismos (parti de gauche grec) et le KKE (parti communiste grec) ont pour leur part refusé de négocier. Tous deux ont indiqué qu'ils restaient du côté du peuple en lutte et ont demandé des élections "pas des magouilles avec la droite au gouvernement". Synaspismos a aussi rappelé" son refus de tout paiement de la dette illégitime, c'est-à-dire "celle qui est allée aux banques et consort au lieu d'aller au peuple et à la production".

Le Parti de Gauche soutient le peuple grec en lutte contre son sacrifice sur l'autel du libéralisme européen et international. Amis grecs, votre combat est le nôtre ! Unis nous pouvons tout et l'oligarchie n'y pourra rien.

 


Humeur et Dessins de PRESSE

AvisLibre  | Vendredi 17 Juin 2011

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